La contrefaçon est apparue très tôt dans l’histoire de l’humanité. Artisanale et occasionnelle, de bon marché et de mauvaise qualité, tels sont les traits principaux de la contrefaçon à l’origine, dite de « première génération ». Elle émane alors de petits ateliers clandestins et est le résultat d’actions isolées.
Aujourd’hui elle est un véritable fléau économique dont les données ont évolué avec celle de la société. L’offre contrefaisante s’est dématérialisée avec l’émergence du monde virtuel constitué par Internet.
Ainsi, l’industrie en général et l’industrie horlogère en particulier est confrontée à ce que l’on désigne par l’instauration d’une contrefaçon de « seconde génération », bien moins identifiable par le consommateur final et les réseaux de distribution puisque ceux-ci se trouvent confrontés à du faux à l’illusion presque parfaite (ils achètent un produit copié croyant acheter un produit authentique).
En outre, cette contrefaçon, utilisant désormais des matériaux nobles y compris l’or pour les bijoux et les montres, est vendue au sein d’un environnement imitant parfaitement celui classiquement associé à la marque. En d’autres termes, tout étant copié, le client peut, de bonne foi, être trompé en achetant ce produit dans des magasins spécialisés, quasiment au même prix que les produits originaux.
Internet ; Véritable gangrène économique internationale (représentant 4 à 7 % du commerce mondial), la contrefaçon concerne désormais des produits multisectoriels de valeur parfaitement variable. En effet, elle atteint le secteur industriel dans son ensemble quelque soit la nature du produit (pharmaceutique, automobile, produits textiles, de luxe…) et quelque soit la valeur pécuniaire de ce dernier (cela va du produit bas de gamme au produit très élaboré, tout deux présentés comme un produit authentique).
Elle est ainsi à l’origine d’un préjudice considérable pour :
Les règles juridiques qui, dans le monde réel organisent les relations commerciales pour garantir à tous les acteurs économiques, une sécurité et le respect d’une certaine loyauté doivent trouver également application dans le monde virtuel que constitue Internet. Malheureusement, le commerce électronique demeure un marché imparfaitement réglementé dans lequel les contrefacteurs se sont habilement engouffrés pour faire prospérer leurs activités illicites au détriment de tous, à savoir : entreprises et consommateurs.
On assiste à une transformation des données même de la contrefaçon, qui s’est accompagnée d’une modification et d’une extension géographique notable. Elle a déployé ses effets au niveau mondial et s’est transformée en un véritable phénomène prenant un essor considérable grâce à la facilitation des moyens de communication.
Certains pays asiatiques tels que la Thaïlande et la Corée du sud restent incontestablement impliqués, cependant la Chine est devenue le premier pays au monde, producteur et exportateur de marchandises contrefaites. Parallèlement, l’Europe demeure un foyer actif où se développent des réseaux de fabrication de mieux en mieux organisés, comme en Allemagne, en Italie et en Espagne.
Par conséquent, la contrefaçon est à l’origine d’une insécurité très grave pour tous les acteurs économiques. Elle n’est autre que du vol : le vol d’un savoir -faire durement acquis, d’une créativité, fruit d’investissements importants, d’une image de marque bâtie avec le temps.
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