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Montres à complications

Montres à répétition

Montres à signal sonore

Montre de poche à répétition des quarts

Les montres à répétition sonnent l'heure à la demande lorsqu'on presse sur un poussoir ou tire sur une targette. La plus sophistiquée est la «répétition minutes» qui égrène les heures, les quarts et les minutes. Cette fonction fascinante est l'une des complications les plus difficiles à réaliser et l'une des plus exclusives de tout l'art horloger.

Les montres à répétition sont dérivées des montres à sonnerie. A la fin du XVIIe siècle, des horlogers anglais, dont le fameux Daniel Quare, mettent au point le mécanisme de répétition des quarts, avec sonnerie des heures et des quarts à la demande. Un système très pratique pour connaître l'heure la nuit. Les montres de poche sont alors dotées de marteaux frappant sur une petite cloche.

Un autre horloger anglais, Thomas Mudge, passe pour avoir mis au point la répétition minutes vers 1750. A la fin du même siècle, Abraham-Louis Breguet a l'idée de remplacer les cloches par des timbres, soit des lames en acier trempé enroulées dans le boîtier. Au XXe siècle, miniaturisée au format des montres-bracelets, la répétition minutes s'impose comme l'une des plus grandes prouesses de l'art horloger. Le garde-temps doit posséder une «mémoire mécanique» lui permettant de savoir à tout instant combien de coups sonner. Il intègre pour cela un système très complexe de «palpeurs» venant prendre les informations sur les «limaçons» des heures, des quarts et des minutes, afin de les transmettre à des «levées» qui soulèvent les marteaux.

Les horlogers doivent également faire preuve d'une excellente oreille musicale pour ajuster les timbres comme on accorde un instrument. La répétition minutes est généralement dotée de deux timbres, l'un grave pour les heures, l'autre aigu pour les minutes; les quarts sont marqués par la succession de deux sons aigu-grave. Pour enclencher la sonnerie, il suffit de presser sur un verrou/poussoir logé dans le boîtier (ou de tirer sur une targette).

Fleuron de très haute horlogerie, la répétition minutes reste le fief d'un petit nombre de manufactures et d'Artisans. Elle fait aujourd'hui un retour très remarqué sur le devant de la scène. Les horlogers ne cessent d'en miniaturiser et perfectionner le mécanisme en proposant des systèmes inédits, qu'il s'agisse de la frappe des marteaux, de la transmission des vibrations, du mode d'armage de la sonnerie ou des qualités du son. De toutes nouvelles voies pour cette complication à la fois technique et poétique.

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