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Montres précieuses

La montre joaillière française

De 1675 à 1895

Montre de style Louis XV à deux aiguilles

La joaillerie apporte une note de raffinement à la montre française de style rocaille (1730-1760) et néoclassique (1760-1790). Bélière, tête de pendant, poussoir et onglet s'agrémentent souvent d'un diamant, alors que le boîtier se pare de peinture sur émail ou de gravure au burin ou repoussée. Les contours des portraits, du fond de boîte et de la lunette sont délimités par un rang de pierres précieuses ou par des motifs appliqués en relief selon la technique des quatre ors : or jaune, rouge, blanc et vert. Des diamants taille rose, puis des demi-perles, recouvrent les aiguilles.

Dès la fin du XVIIIe siècle, les émailleurs associent émaux peints opaques et translucides. En parallèle et jusque dans les années 1820, l'émail translucide sur fond guilloché, souvent semé de paillons, est cerné par des bordures composées comme la lunette d'un rang de diamants taille rose ou de demi-perles. Entre ces derniers scintillent parfois des rubis, voire des pierres dures véritables ou des cabochons d'émail les imitant.

Au XIXe siècle, Paris occupe une place prépondérante parmi les grandes capitales. Malgré les vicissitudes de l'histoire, l'époque est relativement stable pour les mondes économique et financier et est donc favorable à l'épanouissement de la bijouterie - joaillerie. De ce fait, tous les grands noms de cette spécialité apparaissent et se développent parmi lesquels Aucoc, Bapst, Boucheron, Cartier, Chaumet, Falize, Froment-Meurice, Lemonnier, Marret, Massin, Mauboussin, Mellerio, Morel, Nitot, Vever, Verger, puis au début du XXe siècle Léon Hatot, Van Cleef & Arpels et bien d'autres.

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