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Hommage à la Passion
et Hommage au Talent 2014

Les Lauréats 2014

Henry-John Belmont

Prix Hommage à la Passion

Le nom d’Henri-John Belmont ne peut être évoqué sans qu’immanquablement lui soit associé celui de Jaeger-LeCoultre. Si la Grand Maison de la Vallée, comme on l’appelle communément, s’est forée une place au pinacle des manufactures horlogères, c’est bien grâce au travail d’Henri-John Belmont. Français d’origine et détenteur d’une MBA de l’INSEA de Fontainebleau, il fait ses premières armes au sein de Yema, une entreprise horlogère fondée par son père. A son apogée, elle produisait pas moins d’ 1 300 000 montres par an. Succédant à son père à la tête de l’entreprise, il voit la marque rachetée par Matra, prélude à la création d’un pôle horloger en alliance avec Thomson pour contrer la crise du quartz. Peine perdue, Yema est reprise par Seiko et Henri-John Belmont passe en terre helvétique.

C’est le début d’un parcours à la tête de Jaeger-LeCoultre dès la fin des années 1980. Un parcours qui aura permis à redonner tout son lustre à la manufacture sur la base d’un outil industriel certes existant destiné à devenir une grande Maison Haute Horlogerie. Pari tenu, Henri-John Belmont remet Jaeger-LeCoultre au centre de la carte horlogère. La Maison n’en devient que plus désirable. Au début des années 2000, elle est reprise par le groupe Richemont aux côtés d’IWC et de A. Lange & Söhne. Henri-John Belmont avec Franco Cologni realise l'integration des trois marques. En suite, il s’en chargera pour devenir un interlocuteur responsable de tout ce qui touche à la production industrielle du groupe. A ce titre, c’est encore lui qui est chargé de conseiller Montblanc dans sa récente ascension horlogère. La sienne propre est à l’image de cette formidable dynamique qu’il a su insuffler.


Philippe Dufour

Prix Hommage au Talent

En guise de préambule, je dirais que l’on ne présente plus Philippe Dufour. La raison en est simple. S’il faut nommer un horloger dont les pièces symbolisent l’excellence horlogère, son nom est immanquablement celui qui vient en premier. Au Japon, où il enseigne les particularités de son art, Philippe Dufour passe d’ailleurs volontiers pour une légende vivante. Je ne pense pas qu’il revendiquerait lui-même une telle dénomination. Il n’empêche : si nul n’est prophète en son pays, Philippe Dufour vient démentir l’adage.

Diplômé de l’Ecole d’horlogerie du Sentier en 1967, il commence par travailler pour Jaeger-LeCoultre avant de quitter les verts sapins de la Vallée pour les Caraïbes où il officie pour la General Watch Company. De retour en Suisse en 1974, alors que la crise du quartz commence à étendre ses méfaits, il est d’abord engagé par Gérald Genta puis Audemars Piguet. Mais Philippe Dufour a l’âme par trop individualiste pour ne pas tenter l’aventure seul. Celle-ci prend d’abord la forme d’un atelier de restauration puis du lancement de garde-temps portant non nom. Depuis 1992, date de la présentation de sa première montre, une grande sonnerie répétition minutes totalement inédite, Philippe Dufour s’est installé dans l’horlogerie comme une référence. En plus de vingt ans, cette réputation n’a cessé d’être confirmée.

« Vous êtes tout juste assez bon pour être horloger », lui avait dit son professeur d’Ecole à sa sortie d’étude. Quelque cinquante ans plus tard, ce qu’il faut retenir de cette sentence ma fois un peu dénigrante, c’est que Philippe Dufour a bel et bien eu « tout juste ».


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