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Histoire

Ferdinand Berthoud est né en 1727 en Suisse, dans le Val-de-Travers, qu’il quitte rapidement pour s’installer à Paris et y terminer sa formation d’horloger. Il est très vite reconnu pour sa maîtrise de l’art et reçoit en 1753 le titre de maître horloger par un arrêt spécial du Conseil du roi Louis XV. 

À partir de cette date, Ferdinand Berthoud se concentrera sur le perfectionnement de l’art horloger et le développement d’horloges de précision, à une époque où les cours européennes rivalisent pour la maîtrise du calcul des longitudes. Envoyé à Londres par le roi pour y examiner les horloges de marine H1 puis H4 de Harrison, il a le rare privilège d’être élu membre de la Royal Society. Puis il élabore les deux horloges marines n° 6 et n° 8 qui seront embarquées en 1768 sur un navire de la marine pour être testées lors d’un périple de 12 mois. Les résultats d’une précision exceptionnelle pour l’époque lui valent d’être nommé « horloger mécanicien du roi et de la marine ». Sa réputation et son avenir assurés, Ferdinand Berthoud peut alors confier son atelier parisien à ses neveux Charles Augustes, puis Pierre-Louis Berthoud, qui livreront les cours d’Europe pendant que lui se concentre sur le perfectionnement des mécanismes horlogers et la rédaction de nombreux ouvrages scientifiques de référence qui permettront la diffusion de son savoir-faire sur l’horlogerie et la chronométrie de marine. Inventeur et horloger de génie, considéré comme le père de la chronométrie de marine en France, Ferdinand Berthoud se verra remettre le titre de chevalier de la Légion d’honneur par Napoléon en 1804 et décédera trois ans plus tard, à l’âge de 80 ans. En 2006, Karl-Friedrich Scheufele, président de la maison Chopard, acquiert le nom et crée la Chronométrie Ferdinand Berthoud, dont il est le président, avec la ferme intention de rendre hommage à l’horloger d’exception, à son œuvre impressionnante et aux valeurs de perfection, de précision et d’innovation que véhicule ce nom prestigieux.



Dates-clés

Ferdinand Berthoud naît le 18 mars 1727 à Plancemont-sur-Couvet au sein du Val-de-Travers, dans le canton de Neuchâtel en Suisse, dans une famille de notables et d’horlogers-penduliers.

Âgé de 18 ans, Ferdinand Berthoud s’installe à Paris pour se perfectionner dans la profession d’horloger-pendulier.

Par un arrêt spécial du Conseil du roi Louis XV, Ferdinand Berthoud reçoit officiellement, à seulement 26 ans, le titre de maître horloger.

Ferdinand Berthoud publie son premier ouvrage spécialisé : L’Art de conduire et de régler les pendules et les montres […].

Publication d’un traité d’horlogerie en deux volumes : Essai sur l’horlogerie.

Ferdinand Berthoud est élu « membre associé étranger » de la Royal Society à Londres en vertu de l’importance de ses œuvres et de ses publications dans le domaine de l’horlogerie.

Les horloges marines n° 6 et n° 8 sont éprouvées avec succès en mer à bord de la corvette L’Isis lors d’un voyage aller-retour de Rochefort à Saint-Domingue durant 12 mois. L’horloge marine n° 8 permit de déterminer sur une carte la position réelle du bateau et de calculer, grâce aux observations astronomiques, la longitude à un demi-degré près.

À la suite du succès des essais en mer des horloges marines n° 6 et n° 8, Ferdinand Berthoud obtient le brevet d’horloger mécanicien du roi et de la marine et une commande royale de 20 horloges marines à l’usage de l’amirauté française pour les nombreuses campagnes de cartographie et de relevés hydrographiques qui auront lieu à la fin du XVIIIe siècle.

Ferdinand Berthoud publie l’un de ses plus importants ouvrages : Histoire de la mesure du temps par les horloges, dans lequel il démontre son savoir exceptionnel dans l’art de la mécanique horlogère.

Le 17 juillet, Ferdinand Berthoud reçoit de Napoléon Ier le titre de chevalier de la Légion d’honneur.

Ferdinand Berthoud publie son dernier ouvrage, intitulé Supplément au traité des montres à longitudes […].

Le 20 juin, Ferdinand Berthoud décède à l’âge de 80 ans à Groslay (France).

Ses neveux Pierre-Louis Berthoud (1754-1813) et Charles-Auguste Berthoud (1798-1876) poursuivront l’œuvre de leur oncle avec succès et connaîtront une grande renommée dans l’art de la chronométrie.

Création de la Chronométrie Ferdinand Berthoud par Karl-Friedrich Scheufele.

Le modèle Chronomètre FB 1 reçoit le Grand Prix de l’Aiguille d’Or lors du Grand Prix d’Horlogerie de Genève.

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