L’horlogerie mécanique est un monde qui fascine autant qu’il intrigue. Hautement techniques mais dévolus aux métiers d’art, héritiers de savoirs séculaires mais empreints d’un constant besoin d’innovation, dévolus à un usage quotidien mais conçus pour l’éternité, les garde-temps qui en sont issus ne sont plus à un paradoxe près. Pour en appréhender toute la complexité, ils demandent de multiples clés de compréhension. C’est ce que propose « Watch Makers », une exposition de la Fondation de la Haute Horlogerie. Tout au long d’un parcours didactique, ludique et tactile, conçu selon une scénographie évolutive, elle permet de comprendre les processus, d’expérimenter les techniques et de partir à la découverte de la quarantaine de 40 métiers qui font l’horlogerie de tradition.
Mais, au fond, qu’est-ce qu’une montre mécanique ? Il s’agit d’abord et avant de tout de bien comprendre quels sont les quelque 130 composants d’une telle montre, terminologie à l’appui. Une fois que l’on a assimilé à quoi ressemble un barillet ou une roue d’échappement, encore faut-il saisir leur agencement selon une chaîne de fonctionnement bien précise servant à stocker, transmettre, distribuer et réguler l’énergie afin que les aiguilles tournent à la bonne vitesse.
Fort de ces principes mécaniques voulant que l’énergie provienne d’un ressort remonté manuellement ou automatiquement par le biais d’un rotor, il est essentiel de distinguer ce type de montres des modèles électroniques régulés par microprocesseurs et alimentés par piles. Cette première phase de l’exposition permet ainsi de se familiariser avec ces concepts de base, réalité virtuelle à l’appui, tout en s’essayant sur des maquettes à positionner les bons composants à leur juste place, les bonnes vis dans leur emplacement correct. Sans oublier que le processus sert d’abord et avant tout à obtenir la précision du mécanisme lors d’une phase de réglage. A tester sous binoculaire.