Comment transmettre les savoir-faire horlogers, créer les icônes de demain et répondre aux attentes de consommateurs toujours mieux informés ? Ces questions ont animé la deuxième édition du FHH Watch Summit, organisée par la Fondation Haute Horlogerie (FHH) au NeueHouse Madison Square, à New York. Dans un contexte de hausse des prix et de transformation des comportements d’achat, les échanges ont mis en évidence la nécessité pour l’industrie de conjuguer excellence technique, ouverture culturelle et renouvellement de sa relation clients.
NEW YORK WATCH SUMMIT. NEW YORK WATCH SUMMIT. NEW YORK WATCH SUMMIT. NEW YORK WATCH SUMMIT. NEW YORK WATCH SUMMIT
NEW YORK WATCH SUMMIT. NEW YORK WATCH SUMMIT. NEW YORK WATCH SUMMIT. NEW YORK WATCH SUMMIT
FHH New York Watch Summit 2026 : l’horlogerie face à ses nouveaux défis
de Christophe Roulet
Formation, icônes, valeur des montres et marché américain : la deuxième édition du FHH Watch Summit, organisée le 15 octobre à New York, a exploré les grandes questions qui traversent aujourd’hui l’industrie horlogère. Quatre tables rondes et une rencontre consacrée à la création ont réuni professionnels, collectionneurs et personnalités de différents horizons.
Former, transmettre, partager
La première table ronde a souligné le besoin croissant d’horlogers qualifiés sur les marchés, mais également l’importance de développer les connaissances aussi bien auprès des professionnels que des amateurs dans un souci de compréhension des arcanes horlogères. Une ambition qui se concrétise notamment avec le partenariat entre la FHH et le Gemological Institute of America (GIA) : dès mars 2027, le campus du GIA à Carlsbad, en Californie, accueillera des formations horlogères de la Fondation.
Une icône ne se décrète pas
De la Cartier Tank à la Heuer Monaco, la deuxième discussion a interrogé les mécanismes qui permettent à certains modèles de traverser les époques. Si les marques peuvent certes entretenir leur notoriété, leur consécration dépend aussi et surtout de l’appropriation qu’en font les collectionneurs, les célébrités et les communautés de passionnés, dont l’influence est aujourd’hui amplifiée par les réseaux sociaux. Une réflexion qui pose également la question de la place laissée à l’innovation face au succès des modèles historiques.
Le prix ne fait pas la valeur
Qualité des mouvements, finitions, complications ou matériaux ne suffisent pas à expliquer l’attachement à une montre. La troisième table ronde a mis en évidence l’importance de sa dimension émotionnelle dans un marché où la hausse des prix nourrit de nouvelles interrogations. L’essor des micromarques, le développement du marché secondaire et les attentes croissantes en matière de transparence invitent également les marques à repenser leur relation clients.
Les États-Unis, bien plus qu’un marché
Premier débouché de l’horlogerie suisse, le pays joue aussi un rôle déterminant dans son rayonnement. « Les Suisses excellent dans la fabrication de montres extraordinaires. Les collectionneurs américains, eux, excellent dans l’art de les faire entrer dans leur culture », a souligné l’acteur et collectionneur Fred Savage. Les médias spécialisés, les détaillants et les communautés de collectionneurs jouent désormais un rôle essentiel s’il est question d’élargir les publics sensibles aux charmes horlogers.
A TALK WITH NYC II
La journée s’est achevée avec « A Talk With New York », une rencontre destinée à explorer la culture horlogère newyorkaise. Design, art, mode, joaillerie et montres anciennes ont nourri une discussion sur la liberté créative et les nouvelles expressions de la passion horlogère.
En favorisant le dialogue entre professionnels, passionnés et acteurs d’autres disciplines, cette deuxième édition du FHH New York Watch Summit a confirmé la volonté de la Fondation de faire vivre une culture horlogère ouverte, accessible et tournée vers l’avenir.